Le contrôle fiscal constitue une étape sensible pour toute entreprise ou dirigeant. Il peut aboutir à une proposition de rectification, document fondamental qui conditionne la suite de la procédure et les droits du contribuable.
1. Les différentes procédures de contrôle fiscal
L’administration dispose de plusieurs outils :
- le contrôle sur pièces, réalisé à distance ;
- la vérification de comptabilité, au sein de l’entreprise ;
- l’examen de situation fiscale personnelle (ESFP) pour les dirigeants et particuliers.
Chaque procédure est encadrée par des règles strictes destinées à garantir les droits de la défense.
2. La proposition de rectification : contenu et exigences légales
La proposition de rectification doit impérativement :
- exposer de manière claire les faits reprochés ;
- préciser les fondements juridiques retenus ;
- détailler le calcul des droits, intérêts et pénalités.
Elle ouvre un délai de réponse de 30 jours, prorogeable sur demande.
3. La réponse à la proposition de rectification : un enjeu stratégique majeur
La réponse du contribuable est une étape clé. Elle permet notamment :
- de contester la qualification juridique retenue par l’administration ;
- de remettre en cause la méthode de reconstitution des bases ;
- de discuter le bien-fondé des pénalités.
Une réponse argumentée et structurée peut conduire à un abandon total ou partiel des redressements.
4. Le rôle déterminant de l’avocat en matière de contrôle fiscal
L’avocat intervient pour :
- analyser la régularité de la procédure ;
- identifier les failles juridiques du raisonnement de l’administration ;
- structurer une stratégie de défense cohérente ;
- négocier avec l’administration fiscale.
👉 Une intervention dès la réception de la proposition de rectification est souvent déterminante pour l’issue du contrôle.