December 21, 2025

La cession de fonds de commerce constitue l’une des opérations les plus fréquentes en pratique des affaires. Elle permet à un exploitant de transmettre son activité à un repreneur sans céder la société elle-même. Si l’opération peut paraître simple en apparence, elle obéit en réalité à un formalisme strict et soulève des enjeux juridiques, fiscaux, sociaux et financiers majeurs.
Une cession mal préparée ou mal rédigée expose les parties à des contentieux lourds, parfois plusieurs années après la vente.
Le fonds de commerce est une universalité de fait, composée d’éléments disparates, principalement incorporels. Il comprend notamment :
Ne sont pas compris dans la cession, sauf stipulation contraire :
L’identification précise des éléments cédés est essentielle afin d’éviter toute ambiguïté postérieure à la cession.
Avant toute négociation, un audit juridique approfondi doit être réalisé. Il permet d’identifier les risques susceptibles d’affecter la valeur du fonds ou la faisabilité de l’opération.
Le bail commercial constitue souvent l’élément central du fonds. L’audit porte notamment sur :
En cas de cession, les salariés attachés au fonds sont automatiquement transférés au repreneur. Il convient d’anticiper :
La situation fiscale du cédant doit être analysée afin d’éviter toute remise en cause ultérieure, notamment en cas de contrôle fiscal post-cession.
La cession est généralement précédée d’un avant-contrat (promesse ou compromis). Cet acte permet de sécuriser l’accord tout en laissant le temps de lever certaines conditions suspensives :
L’avant-contrat précise le prix, les modalités de paiement, la date de transfert de jouissance et les garanties consenties.
L’acte définitif doit comporter les mentions obligatoires prévues par le Code de commerce, notamment :
Toute omission ou inexactitude peut entraîner une action en nullité ou en diminution du prix.
Après la signature, la cession doit être :
Ces formalités ouvrent un délai d’opposition permettant aux créanciers du cédant de se manifester.
👉 L’accompagnement par un avocat est essentiel pour sécuriser l’ensemble de l’opération et éviter les contentieux post-cession.